Données
budgétaires et macroéconomiques extraites de la présentation du Ministre des finances devant les députés en date du 28-09-2020.
Ladite présentation se focalisait sur l’exécution de la loi des finances 2020 et aussi
sur les grandes hypothèses et perspectives qui devraient cadrer le projet de loi pour l’année budgétaire 2021.
Commençons par la partie rétroactive de l’élocution, portant sur les réalisations de
2020 et qui s’est composée des points ci-après :
- Un taux de récession économique de -5.8%, contre
-5% lors de la loi de finances rectificative tenue il y a quelques
jours ;
- Perte au niveau du secteur de tourisme de plus de
50% de la Valeur ajoutée par rapport à 2019 et de 9.1% du secteur de l’industrie par rapport à la même année de référence.
- La période de confinement de 100 jours a
eu comme cout 100
Milliards de MAD, soit 1 milliards pour chaque jour de la période. Quant à l’emploi perdu durant la même période, l’économie a dû perdre chaque jour 10.000 emplois pour un total sur l’année de 589.000 emplois ;
- Les crédits bancaires durant les huit premiers
mois de l’année 2020 ont augmenté de 30 milliards de MAD sous un taux
d’intérêt moyen de 4.58% (tout profil de crédit confondu) ;
- Le taux d’inflation était en
prévision de 0.6% début de l’année 2020 lors de la loi de finances initiale avant qu’il soit actuellement revu à 0% ;
- Du coté des recettes fiscales de l’Etat, ces
dernières ont dû baisser de 11.5 Milliards de MAD soit une baisse de -8.3% ;
- Un déficit budgétaire de -7%, qui est dû essentiellement é la
baisse des recettes susmentionnée mais aussi à la hausse des dépenses du budget de l’Etat pour 9 Milliards de MAD (Dépenses de fonctionnement) et la baisse de leur
homologue (Dépenses d’investissement) de 2 Milliards. La conjugaison des différentes évolutions du budget de l’Etat donnerait un déficit de -7% ;
- La loi de finances 2020 est à un taux de
réalisation (exécution) de 56.4% à fin aout 2020 ;
Concernant les piliers cadres de la loi de finances 2021 et tenant compte des différentes perspectives circonstancielles. Le cadre sera le
suivant :
- Le lancement du projet de la généralisation des
prestations AMO, qui profitera à toutes les fanges de la société.
Cette opération coutera au budget de l’Etat 8 Milliards de MAD ;
- 10 milliards seront consacrés aux opérations de
garanties par l’Etat au profit des Entreprises ;
- 700 Millions qui seront décaissés au profit de la
RAM, dans le cadre des 6 Milliards de subvention déjà prévus ;
- Les postes budgétaires qui seront
créés :
*5.500 postes au profit du département de la
santé
*17.000 postes au profit du département de
l’éducation
Ce qui engendre un cout supplémentaire au niveau de
la masse salariale du budget de l’Etat de 8.5 Milliards de MAD
- Un budget de 1.5 milliards de MAD à consacrer aux
élections 2021 ;
- Une augmentation de la charge de la compensation
de 2 Milliards de MAD ;
- La mise en place du chantier de la régionalisation
avancée, quant à lui aura un budget de 1.6 Milliards de MAD ;
Au total 33 Milliards de MAD de dépenses
supplémentaires au niveau de la loi de finances 2021, contre une baisse des recettes de 25 Milliards de MAD.
Quant aux projets qui seront sur la table du gouvernement, nous
trouverons :
- Projet de loi sur la création
d’une Agence qui prend en charge les participations de l’Etat au vu de
consolider l’investissement public ;
- Recours de plus en plus important aux partenariats
privé-public en permettant à l’Etat de réaliser ses différents projets ;
Toutes ces hypothèses feront un taux de croissance de 4% pour 2021, 4.2% pour
2022 et 4.6% pour 2023.
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